04.05.2007

Position pour le 2e tour

 

MERCI !


Merci à tous pour cette belle campagne! Notre campagne fut innovante et respectueuse, les jeunes UDF du Nord étaient sur le terrain... et cela s'est vu! Merci à tous ceux qui ont mis de l'Orange dans la vie et le coeur des nordistes!


François BAYROU est arrivé 3e dans le Nord avec 15,64% et 4e dans le Pas-de-Calais avec 13,65%. Nous pouvons féliciter notamment LILLE et en l'occurrence LILLE CENTRE où François BAYROU a obtenu 20,50% ou encore MARCQ-EN-BAROEUL où notre candidat est arrivé second. Malheureusement dans le Pas-de-Calais, LE PEN arrive 3e avec 16,02%. Nous devons soutenir les jeunes UDF du Pas-de-Calais afin de remédier à cela.

Points positifs au niveau national outre le score de François BAYROU (18,57%) est le taux important de participation(83,78%) et le score médiocre de LE PEN, quoi que encore tout de même important!


Maintenant nous devons choisir pour le 2e tour. Vis-à-vis du 1er tour, le 2 candidats restants pensent maintenant au Centre après l'avoir ignoré voire décrié!

Concernant SARKOZY, nous nous souvenons des propos qu'il a pû tenir allant parfois presque jusqu'à l'eugénisme et de son tango avec le Front National. N'oublions pas non plus, la volonté de l'UMP de faire disparaître l'UDF en 2002.Et je ne parle de son programme trop libéral.

Concernant ROYAL, souvenons nous que les socialistes ont dit avant le 1er tour que « BAYROU c'ést pire que SARKO »! Au vue de son catalogue de promesses, il y aura une augmentation de la dette...et ce même si la plupart de ses propositions restent floues. L'idée directrice de son programme du 2e tour est « tous contre SARKO », comme elle a pû avoir comme idée de 1er tour, « Femmes, votez pour moi car je suis une femme »(cf discours de la journée de la femme). Tout un programme!Et je ne vous parle pas de ces mythiques boulettes!

Enfin, quelque soit le Président ou la Présidente, la France sera coupée en 2!

Avons nous une obligation de choisir? On a coutume de dire qu'au 1er tour, on choisit et qu'au 2e, on élimine. Donc faut il prendre le moins pire? Entre les 2, le choix du moins pire est difficile!En outre, n'oublions pas que les Jeunes UDF ont dénoncé le manichéisme consistant à dire qu'un camp avait toujours raison et l'autre toujours tort.

De ce fait, au 2e tour, comme au 1er, je vote BAYROU!

Oui, cela sera considéré comme blanc. Je suis pour la reconnaissance du vote blanc, cela tombe bien! Ceci est une décision personnelle. En effet, chacun a le droit de voter ce qu'il veut. Les Jeunes UDF ont une phrase de Victor HUGO en tête : « A la consigne, je préfère répondre à ma conscience ». Votez donc en conscience.


La vie ne s'arrête pas après le 6 mai. Grâve à l'élan et au dynamisme créés par cette magnifique campagne, nous allons mener, dans la foulée, celle des législatives et préparer les municipales de 2008.

Nous ne devons pas abandonner les citoyens qui ont retrouvé l'espoir et la foi en la politique par la candidature de François BAYROU.


Tous en ordre de marche avec le nouveau parti central de la vie politique française.


En avant, Jeunes Démocrates!


Commentaires

Vous avez raison: on ne doit pas abandonner les citoyens.

Selon des sources policières, une quinzaine de CRS (Compagnies républicaines de sécurité) supplémentaires seront mise en «disponibilité», pour la plupart en région parisienne, soit environ 1.200 policiers au total, dans le but de renforcer au besoin les 25 CRS affectées en permanence à la surveillance des zones les plus sensibles de toute la France.

Dans Paris intra muros, 19 escadrons de gendarmerie et une CRS, soit environ 1.600 personnes, seront déployés en renfort. Le dispositif est au total trois fois supérieur à celui d’un week-end ordinaire, mais inférieur à celui d’un 14 juillet.

La surveillance habituelle exercée par les Renseignements généraux dans les quartiers sensibles, notamment par l’examen de «blogs» des cités, n’a pas permis de conclure à l’existence de plans organisés ou d’appels aux violences, dans le cas où Nicolas Sarkozy serait élu. Signe de l’impopularité du candidat de l’UMP, sa concurrente socialiste a dépassé les 40%, voire les 50% dès le premier tour dans la plupart des quartiers sensibles de l’est et du nord de Paris.

Très discrètes sur les mesures décidées, les autorités estiment pourtant nécessaire de prévenir une éventuelle vague de violences spontanée et doivent par ailleurs gérer les importants mouvements de foule et manifestations de joie prévisibles, quel que soit le résultat du 6 mai, expliquent des policiers. A Paris, la droite française a pour habitude de célébrer ses succès place de la Concorde, tandis que la gauche choisit invariablement la place de la Bastille.

Libé.fr _________________________________________________

"Un chef qui a peur de son peuple est un tyran!"
A Camus

Dimanche, je voterai Ségolène Royal.

Ecrit par : Sophinette | 04.05.2007

Salut Jérôme !

C'est vrai qu'elle a été passionnante cette campagne . Ici , à Lille Centre , nous sommes très fiers d'avoir apporté notre énergie pour réaliser ce 20,5 % pour Bayrou . On a rien lâché ! Ce terrain favorable , nous allons essayé de le faire fructifier pour les législatives dans un premier temps , puis en participant activement à la vie citoyenne dans les 5 années à venir . On commence déjà à nous connaitre : ils n'ont encore rien vu !

En ce qui concerne le vote du 2e tour , je l'ai déjà dit ailleurs : en bon démocrate , j'accepterai le choix de mes concitoyens , quel qu'il soit , en continuant à faire connaitre mes désaccords avec les deux candidats retenus , comme en 2002 d'ailleurs ...

A bientot !

Ecrit par : Thibaut Lanoy | 05.05.2007

Après François Bayrou, éliminé au premier tour, c’est autour de la candidate de gauche, Ségolène Royal de s’en prendre aux médias et aux sondages, accusés d’être de connivence avec son concurrent, Nicolas Sarkozy.
« Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui, aujourd’hui fonctionne comme de véritables tracts » a t-elle lancé sur une radio privée, deux jours après le débat télévisé. Allusion aux liens d’amitié qu’entretient le candidat de droite avec Martin Bouygues, propriétaire de TF1 et témoin de mariage du couple Sarkozy, Arnaud Lagardère, PDG du groupe Lagardère, éditeur des magazines Paris- Match, Elle et propriétaire de la radio Europe1, Bernard Arnault, président de l’enseigne de luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

Très remontée contre les médias et les sondeurs qui pronostiquent tous la victoire de Nicolas Sarkozy, elle a appelé les citoyens à voter massivement le dimanche prochain et à « se révolter contre cette façon de faire qui consiste à dire que puisque les sondages ont parlé, les urnes ont parlé ». A vrai dire, sa colère n’est pas injustifiée.

Depuis le début de la campagne, hors mis la période des primaires au Parti socialiste, les médias ont été extraordinairement vigilants à son égard, ne ratant aucune occasion de relever avec un plaisir non dissimulé, ses « gaffes » et ses maladresses plus ou moins volontaires (bravitude, indépendance du Québec et de la Corse). En revanche, vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, on a l’étrange sentiment qu’ils ont été plus indulgents même quand ce dernier en vient aussi à « gaffer » (héritation au lieu d’héritage).

Dès le soir du premier tour et dans les jours qui suivent, sondages à l’appui, les mêmes grands médias n’ont cessé, de parler de manière subliminale, de la victoire de Nicolas Sarkozy comme étant une évidence. En creux, la candidate socialiste est gentiment invitée à déposer les armes et à capituler. Madame, soyez réaliste, à quoi bon vous battre encore, puisque de toute façon, au bout, c’est la défaite qui vous attend ?!

Après le duel cathodique du 2 mai au cours duquel Ségolène Royal n’a pas explosé comme l’avaient prédit les experts en communication politique, que sur certains sujets elle a nettement dominé son concurrent, les résultats d’un sondages furent publiés pour remettre dans le droit chemin certains esprits que sa bonne prestation a pu momentanément égarer.

C’est ainsi qu’au petit matin du 3 mai, tous ceux qui allument leur poste radio apprennent que le candidat de l’UMP a remporté le duel cathodique. Selon l’institut de sondage OpinionWay, « 53% des Français auraient jugé Nicolas Sarkozy plus convainquant ». A quelle moment et dans quelles conditions ce sondage a t-il été fait, sachant que le débat s’est terminé peu avant minuit ?

Cet institut de sondage n’est pas à son premier coup. Le 8 Mars dernier, sur France2, Nicolas Sarkozy annonce son intention de créer « un ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». Devant le tollé que déclenche son projet, y compris dans son propre camp- Simone Veil, un de ses soutiens n’apprécie pas « cette formule ambiguë »- OpinionWay publie les résultats d’un sondage qui indiquent que 55% des Français seraient favorables à la création d’un tel ministère. Rassuré d’avoir le soutien de près de 35 millions de Français, le candidat UMP renonce à remplacer « identité nationale » par « identité républicaine » comme il l’avait entre-temps envisagé.

La polémique que suscitent les sondages et leur relais dans les médias durant la campagne montre à quel point la formation de l’opinion publique est un enjeu politique dans une société démocratique. A droite comme à gauche, on semble convaincu qu’avoir le soutient de l’opinion, c’est avoir le pouvoir.

Selon la théorie de la « spirale du silence » développée par la sociologue allemande Elisabeth Noëlle-Neumann, la formation de l’opinion publique se construit dans une relation complexe entre la communication de masse et le positionnement de chaque individu par rapport aux opinions des autres. Craignant l’isolement social, l’individu peut être amené à exprimer et à adopter l’opinion qu’il croit être celle de la majorité, et à taire l’opinion qu’il sent minoritaire. Un comportement qui, tout en renforçant l’opinion de la majorité, supprime celle de la minorité, créant une « spirale du silence ».

Dans ce processus, les médias ont une grande part de responsabilité car ils fabriquent le plus souvent ce qui devient l’opinion publique dominante. A en croire les médias et les sondages, plus de la majorité des Français a déjà choisi depuis des mois Nicolas Sarkozy comme président de la république. Quelle sera le comportement de la « minorité » demain ? Va t-elle refuser le conditionnement psychologique, « le formatage des sondages » ou tomber dans la « spirale du silence ?

Joachim Vokouma
Lefaso.net

http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=20629&id_rubrique=7

Ecrit par : violette | 05.05.2007

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